Une économie qui ne coute pas la terre
1re priorité. Mettre en branle la transition.
L'administration d'un Parti vert va :
- Créer un Fonds de transition économique financé par des prélèvements sur les importations et sur la production de carburants fossiles; nous commencerons par fixer nos prélèvements à 10 $ la tonne de carbone et par la suite nous nous harmoniserons avec les futurs plans de fixation des prix régionaux et nationaux du carbone. Ces prélèvements s'appliqueraient à la production de la raffinerie de Irving Oil et aux installations du terminal de gaz naturel liquéfié Canapor, aux présentes et futures productions provinciales de gaz et de pétrole, aux importations de charbon pour la centrale électrique de Belledune et au pipeline de Sablegas lorsque le gaz est livré à un distributeur au Nouveau-Brunswick. Les revenus initiaux sont estimés à 500 millions de dollars par année.
- Utiliser ce Fonds pour financer la transition du système actuel à consommation intensive d'énergie, à énergies nuisibles pour l'environnement, des exploitations forestières, des pêches, des entreprises aquacoles et de l'agriculture vers des systèmes durables. (voir plus bas)
- Établir un Fonds de capital de risque vert pour soutenir le démarrage d'entreprises locales vertes et pour fournir des encouragements fiscaux aux investisseurs.
- Mettre fin aux subventions aux industries à forte intensité énergétique et vorace en ressources.
- Créer une taxe d'épuisement des ressources sur l'extraction des ressources non renouvelables (minéraux, tourbe, pétrole et gaz), dont les revenus seront destinés vers un fonds de transition économique.
- Ajuster les taux des droits de coupe sur les terres de la Couronne et sur les terres submergées pour récupérer les couts de gestion des terres de la Couronne et pour fournir des bénéfices équitables au trésor public.
2e priorité. Faire revivre les fermes familiales et bâtir la suffisance alimentaire Une administration d'un gouvernement vert va :
- Adopter l'objectif à long terme de devenir autonome en aliments de base qui sont produits au Nouveau-Brunswick, en travaillant avec les organisations de producteurs pour établir des cibles et des calendriers de réalisation pour réaliser cet objectif.
- Mettre en œuvre un programme de « réformes alimentaires scolaire » afin d'établir des menus salubres pour les enfants et ainsi lancer une chaine de production d'aliments locaux. Des comités directeurs régionaux d'agriculteurs, de pêcheurs, de nutritionnistes, de chefs et d'éducateurs concevraient ce programme selon les conditions locales et détermineraient les changements de politiques et de structures nécessaires pour faire fonctionner ce programme.
- Introduire une politique préférentielle d'achat des aliments produits au Nouveau-Brunswick pour l'ensemble des institutions, des ministères et des évènements appuyés par le gouvernement dans laquelle les sources d'approvisionnement du Nouveau-Brunswick seront recherchées avant d'acheter de fournisseurs éloignés.
- Soutenir l'établissement d'abattoirs et d'entreprises de distribution alimentaire pour desservir les marchés locaux et réformer les régimes d'inspection provinciaux pour expliquer les différences entre les installations à échelle fermière, de moyenne grandeur et industrielle.
- Faciliter l'établissement de fiducies foncières utilisant des terres de la Couronne, des terres données ou des terres achetées à cette fin, pour être consacrées à l'agriculture communautaire.
- Donner un pouvoir économique aux fermiers sur le marché en appuyant les systèmes de coopératives agricoles et de mise en marché, de mise en marché collective, d'initiatives individuelles et de gestion de l'offre.
- En consultation avec les producteurs, réformer les règles de gestion des approvisionnements pour permettre les ventes directes aux consommateurs jusqu'à une certaine distance du seuil de l'exploitation.
- Soutenir l'étiquetage obligatoire du fédéral de tous les aliments et des ingrédients des aliments qui sont génétiquement modifiés.
- Fournir des incitations pour la production d'énergie sur les fermes et interdire les cultures vivrières pour la production d'éthanol, en se concentrant plutôt sur la conversion des divers déchets agricoles en carburant.
- Conserver les terres arables aux fins agricoles ou bien en compensant les propriétaires non fermier pour leur maintien, ou en établissant une fiducie foncière provinciale qui achèterait ou recevrait des dons de terre arable à conserver à perpétuité. La fiducie des terres arables pourrait les louer sans impôt aux agriculteurs.
- Mettre en place un programme pour conserver et mettre en valeur les cultures et les ressources génétiques animales du Nouveau-Brunswick, pour promouvoir des programmes d'utilisation des semences traditionnelles et d'échanges de semences et protéger les droits des fermiers de sauvegarder leur propre semence. S'opposer à toute entente qui restreindrait le droit des fermiers à conserver leurs semences.
- Fournir des encouragements fiscaux aux fermiers pour protéger la diversité biologique, les habitats de la faune et des pollinisateurs, pour séquestrer le carbone et protéger l'eau.
- Éliminer progressivement l'utilisation de semences génétiquement modifiées (GM) au Nouveau-Brunswick et s'assurer que les promoteurs de semences génétiquement modifiées sont responsables de toute contamination des semences non GM et spécialement des cultures biologiques.
- Établir des objectifs provinciaux pour la réduction de la quantité totale de pesticides et de fertilisants chimiques utilisés annuellement sur les fermes et mettre en place un fonds de transition vers une production biologique pour protéger les revenus des familles des agriculteurs durant une période de transition de trois années.
- Fournir un service de vulgarisation pour la transition vers le biologique et la production de récolte biologique à l'intérieur du ministère de l'Agriculture et réorienter les services traditionnels de vulgarisation vers la promotion de la lutte intégrée contre les parasites et des techniques de fertilisation en premier avec l'utilisation de produits chimiques synthétiques et de fertilisants en dernier.
- Promouvoir la santé du bétail en augmentant l'espace requis par animal et en exigeant l'accès au soleil et à l'air ambiant.
3e priorité. Rebâtir notre économie forestière.
L'administration d'un Parti vert va :
- Respecter les droits des traités avec les aborigènes en ce qui concerne le processus de décision sur les terres de la Couronne.
- Rétablir le statut des lots boisés comme source première d'approvisionnement de bois des moulins.
- Établir un processus public pour déterminer les objectifs de conservation, de protection et d'utilisation des terres de la Couronne.
- Établir un Service des forêts du Nouveau-Brunswick, financé par l'augmentation des droits de coupe, pour gérer les terres de la Couronne selon des objectifs publics, et en supprimant la responsabilité de gestion aux détenteurs de permis.
- Réformer les règles du régime foncier des terres de la Couronne pour créer des forêts communautaires près et à l'intérieur des municipalités et des communautés des Premières nations. Chaque communauté détiendra un permis d'exploitation d'une portion des terres de la Couronne et détiendra l'autorité de contrôler l'utilisation des ressources de la forêt à l'intérieur de son territoire. Les droits de coupe dépassant les couts de gestion supportés par les Services forestiers du NB resteront dans la communauté.
- Reconnaitre l'Alliance pour la foresterie communautaire comme organisme représentatif de l'ensemble des forêts communautaires, admissible à un accès égal aux soutiens gouvernementaux et aux processus de développement des politiques tout comme l'Association des produits de bois du Nouveau-Brunswick et la Fédération des propriétaires de lots boisés du Nouveau-Brunswick.
- Mettre fin au phénomène des « portes tournantes » des gérants d'industrie qui accèdent à des postes de cadre au ministère des Ressources naturelles et vice versa en exigeant une période d'attente de 3 ans avant d'accepter de tels postes.










