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Position sur la futur d’Énergie NB

Le Parti vert du Nouveau-Brunswick rejette le plan du gouvernement libéral de vendre la propriété de la population, les services électriques d’Énergie NB, parce qu’il est d’avis que ce plan est fondé sur de fausses hypothèses, qu’il comporte une vision à court terme de l’avenir et qu’il n’est pas dans les meilleurs intérêts des citoyens du Nouveau-Brunswick.

 

  • Nos taux d’électricité industriels sont déjà compétitifs avec ceux de la majorité des autorités d’Amérique du Nord.  Utiliser les taux d’électricité comme subventions permanentes et non ciblées pour l’ensemble de notre secteur manufacturier serait une sérieuse erreur.
  • Nos taux d’électricité résidentiels sont aussi équivalents à ceux de la plupart des autres autorités et sont les plus bas des Maritimes.  L’entente proposée ne ferait que retarder les augmentations des taux.  Par ailleurs, sous-estimer la valeur de l’électricité ne peut que résulter dans des utilisations inefficaces qui ne peuvent être durable ni sur le plan financier ni sur le plan écologique.  Au lieu de subventionner les taux d’électricité, nous ferions mieux d’investir dans la réduction de la demande d’électricité.

 

Le Parti vert du Nouveau-Brunswick possède une vision différente pour notre avenir énergétique.

 

En effet, ce sont leurs politiques énergétiques qui distinguent tous les partis verts du monde entier.  Les systèmes énergétiques verts se définissent par leur efficacité, leurs sources d’énergie renouvelables, leur conception de collectivités habitables et par leurs politiques économiques.  De tels systèmes évitent les changements climatiques, les pluies acides et la pollution atmosphérique locale, ils sont à l'abri de pannes généralisées et des montées du prix du pétrole et de plus ils contribuent à diminuer les disparités économiques entre les régions.  Ils prévoient la sécurité énergétique, fournissent de la résilience aux collectivités et soutiennent les économies locales.

 

Déjà, les autorités progressives adoptent de telles politiques.  Et le Nouveau-Brunswick devrait aussi le faire.  Et c’est pourquoi nous avons besoin d’Énergie NB.  Mais parce que nos services publics sont organisés pour maintenir un système énergétique non durable conçu dans les années 1970, Énergie NB devrait recevoir un nouveau mandat et être restructurée.

 

Le Parti vert prendrait les mesures suivantes :

 

  • Il s’assurerait d’un approvisionnement énergétique important par l’entremise d’une entente d’achat d’électricité à long terme avec Hydro-Québec.  Ce qui nous permettrait de réduire l’utilisation de nos centrales électriques thermiques, qui améliorerait la situation financière d’Énergie NB et qui stabiliserait nos taux d’électricité en dépit de la situation financière difficile qu’impose Pointe Lepreau.
  • Il présenterait une politique énergétique provinciale fondée sur l’augmentation de notre efficacité énergétique et l’adoption de sources d’énergie renouvelable dans tous les secteurs et il s’engagerait :  a) à éliminer progressivement les stations au combustible nucléaire, au pétrole et au charbon; b) à bâtir des économies locales et à contribuer à la résilience et à l’autosuffisance des collectivités par l’entremise de la possession locale ou publique des installations énergétiques; et c) à réformer Énergie NB et le ministère de l’Énergie pour qu’ils réalisent les objectifs de ces politiques publiques.
    • Il réorganiserait Énergie NB en service public d’énergie (incorporant Efficacité NB) ayant le mandat de fournir des services électriques par l’entremise :  a) d’investissements directs et agressifs dans l’efficacité énergétique, dans les énergies renouvelables, et les installations de distribution à petite échelle; b) du maintien ou de l’expansion des stations hydroélectriques en place; c) d’utilisation de mesures comme le financement et la tarification incitative afin de contribuer au développement économique local avec des partenariats pour la construction de services d’énergie renouvelable locaux avec les collectivités, les organisations sans but lucratif, les coopératives ou les Premières nations.
    • Il utiliserait le gaz naturel produit localement comme carburant de transition vers un système énergétique vert.  Nous développerions un système décentralisé d’installations efficaces de cogénération pour la charge électrique de base et les besoins de chauffage.  Une fois ces mesures en place, s’il survenait un écart entre notre capacité de production et notre charge de base, une station génératrice au gaz naturel pourrait le combler.
    • Il réformerait la Commission de l’énergie et des services publics pour renforcer l’indépendance de ses pouvoirs de conception et de régulation des taux d’électricité afin de réaliser les objectifs énergétiques environnementaux, économiques et sociaux de la politique énergétique.
    • Et il administrerait par l’entremise d’Entreprises Nouveau-Brunswick des subventions industrielles ciblées lorsque celles-ci seraient justifiables après étude de chacun des cas.  Les soutiens à l’industrie papetière seraient conditionnels à la restructuration de l’industrie pour qu’elle s’adapte aux changements mondiaux de leur secteur et que l’industrie forestière soit fondée sur un développement écologique et durable.

 

Ce cadre de politique énergétique transformerait notre système énergétique actuel intenable sur les plans écologique et économique en un système qui réaliserait les objectifs de développement écologique et économique dans toutes les régions de la province.  Elle placerait le Nouveau-Brunswick dans la ligue des autorités progressives du monde entier qui réagissent à la crise des changements climatiques en concevant un nouveau système énergétique pour le 21e siècle.